Quelles sont les initiatives de recyclage de mégots à travers le monde ?

recyclage megot

Si la France atteint déjà des chiffres alarmants en termes de mégots jetés au sol, ce n’est rien vis-à-vis ce qui se passe dans le monde de manière globale. Quelques chiffres pour commencer.

Chaque année en France, 30 milliards de mégots sont ainsi jetés par terre. Dans le monde, on atteint le chiffre de 4 300 milliards tous les ans. Heureusement, contre ce fléau, il est possible d’agir. Petit passage en revue de ce qui existe.

Recyclage des mégots de cigarette : ça se passe comment sur la planète ?

Evoquons déjà la France qui fait preuve d’initiative et d’innovation en la matière avec la création d’entreprises de recyclage. Comment, on peut recycler les mégots ?

Oui, s’ils ne sont pas mélangés à d’autres détritus, ce qui est normalement le cas. Pour que cela change, on achète des cendriers de collecte auprès des entreprises de recyclage. Quand les sacs sont pleins, chaque mégot, une fois arrivé en entreprise de recyclage est décortiqué, les éléments lavés pour ensuite être recyclés.

Constitué d’acétate de cellulose, de papier et de fibres de tabac, le mégot peut connaitre une seconde vie beaucoup plus vertueuse que la première : papier, compost ou encore produit d’isolation sont au programme.

Les anglais ont décidé de jouer la fermeté. Un fumeur qui, en ne trouvant pas un cendrier ou une poubelle, prendrait la décision de jeter son mégot s’expose à une amende pouvant atteindre 180 euros. Une punition financière assurément dissuasive, si l’on avait l’habitude de jeter toutes les cigarettes que l’on fume.

Aux Etats-Unis, les cigarettes fumées chaque année représentent 360 milliards de mégots et un peu plus de 10% seulement des grands fumeurs affirment posséder un cendrier de poche (autre initiative que l’on peut trouver en France).

Comment peuvent être recyclés les mégots ?

Nous l’avons vu, chaque élément composant un mégot peut être valorisé, mais concrètement, cela veut dire quoi ?

Tous les ans, pour fabriquer des livres, pour faire des ramettes de papier, on coupe des arbres. Or, les arbres sont le poumon vert de la planète. Planter à chaque fois que l’on coupe est un premier geste, mais un arbre à maturité absorbe davantage de dioxyde de carbone pour rejeter ensuite de l’oxygène qu’un autre qui vient juste d’être planté.

C’est notamment pour cela que l’on doit favoriser le papier recyclé ; soit le fait d’utiliser du papier pour re fabriquer du papier.

Le tabac est une plante et mérite de figurer dans un composteur. Avant cela bien sûr, il faut le nettoyer et enlever l’odeur de tabac et les substances chimiques qu’il contient afin qu’il ne pollue pas les autres éléments organiques du compost. Le tabac à terme, quand il sera mélangé à la terre, va l’enrichir au lieu de la polluer. Quelle revanche.

L’acétate de cellulose est un bon isolant. Parfait pour les performances énergétiques des entreprises, des bâtiments, des maisons et des appartements, car cela signifie un meilleur confort et des économies. On peut aussi en mettre dans les doublures de manteaux pour avoir bien chaud l’hiver.

Toutes ces pistes laissent augurer ; si cela se développait davantage ; une croissance économique car il serait possible de créer des emplois dans la collecte et le recyclage en premier lieu ; la première étape ; mais par la suite dans l’imprimerie, dans le secteur du bâtiment, dans celui du textile avec d’autres emplois certainement dérivés ; si d’autres idées se développent.

Car en attendant, pour les obtenir dans les entreprises, dans les collectivités ou même de poche ; il faut les fabriquer, ces cendriers, ce qui ouvre d’autres pistes professionnelles pour certains français notamment.

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